Frise chronologique :

2010 : La première campagne européenne pour les enfants dont les parents sont détenus « European Prisoners’ Children week » est lancée.

2011 : Des événements organisés dans toute l’Europe liées au thème « Invisible » afin d’attirer l’attention des médias sur la situation des enfants dont les parents sont détenus. L’année 2011 a été marquée par le premier microsite de la campagne, un blog conçu pour sensibiliser et recueillir des signatures sur une lettre rédigée à l’attention des parlementaires européens. Au total, la pétition en ligne de la campagne a recueilli plus de 1 700 signatures et a fait entrer officiellement le COPE (qui s’appelait alors Eurochips) dans le monde des médias sociaux par le biais de la création de comptes Twitter et Facebook.

2012 : Le COPE lance la troisième semaine annuelle européenne des enfants de prisonniers ayant pour thème « Ce n’est pas ma sentence, et pourtant c’est ma peine » y compris une pétition en ligne qui a rassemblé 3 439 signatures dans une lettre adressée à la députée européenne Madame Roberta Angelilli.

2013 : La semaine européenne des enfants de prisonniers devient une campagne d’une durée d’un mois intitulée « Ce n’est pas ma sentence, et pourtant c’est ma peine ». Les membres du COPE signent une pétition adressée à la députée Jean Lambert, défenseur de la cause au niveau du Parlement européen ; les signataires viennent de 52 pays différents.

2014 : Récolte de fonds et campagne de sensibilisation : Le COPE reçoit des dons pour envoyer des copies de « Children of Imprisoned Parents: European Perspectives on Good Practice » à des directeurs de prison à travers l’Europe.

2015 : Les membres du COPE et les enfants avec lesquels ils travaillent écrivent des cartes d’engagement avec des « souhaits » adressés aux membres de l’intergroupe « Droits de l’enfant » du Parlement Européen/à la campagne financée par la succursale française de l’entreprise de cosmétiques éthiques LUSH. Le COPE a produit la vidéo de sensibilisation multilingue « 800,000 voices » (800 000 voix).

2016 : Les membres du COPE font du lobbying auprès des institutions nationales pour reproduire le mémorandum d’accord italien sur les enfants dont les parents sont détenus.

2013

En 2013, le COPE (qui s’appelait alors Eurochips) et les membres de son réseau ont signé et partagé une pétition auprès de la députée européenne Jean Lambert pour soutenir les enfants ayant un parent détenu au niveau du Parlement européen. Six mois auparavant, en novembre 2012, Jean Lambert a défendu cette question en tant qu’intervenante au Projet d’adaptation à la conférence finale organisée par le COPE à Bruxelles. Au cours de cette conférence, Jean s’est engagée à faire progresser cette question au niveau européen et à soutenir la campagne.

2014

En 2014, le COPE a mené une campagne avec deux objectifs. Le premier était une sensibilisation du grand public, à l’aide d’une page web interactive et d’une carte où les visiteurs pouvaient voir ce qui était organisé dans tous les pays participants. Le second avait pour objectif à la fois de recueillir des fonds et d’améliorer la sensibilisation parmi l’administration pénitentiaire à travers l’Europe. Dans le cadre de ce deuxième objectif, le COPE a sollicité des dons pour permettre au réseau d’envoyer des copies de sa nouvelle édition du « good practice guide », Children of Imprisoned Parents : European Perspectives on Good Practice (2014). Pour quinze euros reçus, le COPE enverra un guide à un directeur de prison. La publication — présentant un éventail d’initiatives, d’expertises et de bonnes pratiques — est conçue pour les professionnels, les volontaires et les preneurs de décision dont le travail a un impact sur les enfants ayant des parents emprisonnés. Cherchant à promouvoir, à développer et à inspirer des bonnes pratiques et un changement de politique pour ce groupe d’enfants, la publication s’articule autour de sept grands thèmes :

  • Le cadre légal : les conventions internationales et européennes, la législation nationale, maintenir les liens familiaux et l’intérêt supérieur de l’enfant
  • L’impact de l’emprisonnement d’un parent sur les enfants
  • Être parent en prison : soutenir le parent incarcéré et le lien parent-enfant
  • Maintenir le contact entre les enfants et leurs parents détenus
  • Les mères et les jeunes enfants vivant en prison
  • Une formation, des outils et des méthodologies pour aider à réduire les effets négatifs de l’emprisonnement sur les enfants
  • Un plaidoyer pour un changement dans la politique et les pratiques pour soutenir les enfants dont les parents sont détenus

Dans le cadre de la campagne de 2014 et grâce aux dons généreux du public, le COPE a pu envoyer 200 copies de « Children of Imprisoned Parents: European Perspectives on Good Practice » à des directeurs de prison à travers l’Europe.

2015

La campagne « Ce n’est pas ma sentence, et pourtant c’est ma peine » de juin 2015 a consisté dans le lancement du site internet www.notmycrimestillmysentence.org. L’outil principal de la campagne pour l’année 2015, une nouvelle animation pour la campagne en cinq langues (anglais, français, néerlandais, italien et norvégien) intitulée « 800,000 voices » (800 000 voix) a connu beaucoup de succès et a été abondamment partagé dans les médias sociaux. La vidéo effleure les nombreuses émotions différentes ressenties par 800 000 enfants en Europe au cours de l’incarcération de leurs parents. Les réactions de ces enfants montrent la complexité des émotions ressenties et nous donnent un point de départ pour commencer à écouter.

En 2015, le COPE a noué un partenariat avec la branche française de l’entreprise de cosmétiques éthiques LUSH. Leur merveilleux soin hydratant Charity Pot arbore actuellement le logo du COPE et le soutien financier de l’entreprise a aidé à professionnaliser la campagne. Le 13 juin 2015, LUSH a organisé une « Charity Party » pour le COPE dans leur boutique de la Rue de Renard à Paris au cours de laquelle le personnel du COPE a mieux fait connaître la campagne, a distribué des dépliants et a projeté la vidéo en langue française,  « 800 000 voix ».

Dans le cadre de cette campagne, le COPE a également dessiné et imprimé 500 jolies « cartes d’engagement » dans six langues ; sur chacune d’entre elles figure un dessin d’enfant sur le devant. Des membres du COPE ont travaillé avec les enfants qu’ils soutiennent pour remplir le verso de chaque carde avec un changement ou un souhait qu’ils voudraient voir se concrétiser pour améliorer la situation qu’ils vivent où un de leurs parents est incarcéré.   Ces souhaits variaient de « visites plus longues » et de « visites en dehors des heures d’école pour que je ne m’absente pas des cours » à « Je voudrais pouvoir jouer à des jeux vidéo avec mon papa » et « Je voudrais que ma maman ait un congé spécial pour venir à ma fête d’anniversaire ». Les cartes d’engagement ont été envoyées aux députés européens qui sont des Défenseurs des droits de l’enfant et qui font partie de l’intergroupe « Droits de l’enfant », donnant suite au paragraphe 13  Résolution du Parlement européen sur le 25e anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant de l’ONU.

Suite à son soutien apporté à la question et à la campagne de 2013, le COPE a rencontré la députée européenne Jean Lambert en 2015 à Bruxelles et a donné une question écrite à la Commission européenne que Jean a déposée au nom du réseau. La question intitulée « The multiple ways in which a parent’s imprisonment adversely impacts the rights of children and the EU’s commitment to ensuring that these rights are respected » (les multiples manières dont l’incarcération d’un parent a des effets défavorables sur les droits de l’enfant et l’engagement de l’UE pour s’assurer que ces droits sont respectés) a mis l’accent sur les droits des enfants de rester en contact avec leurs parents comme critère pour la réinsertion sociale de leurs parents-prisonniers en relation avec la décision-cadre du Conseil pour le transfert des prisonniers 2008/909/JHA. Elle a aussi posé une interrogation à propos du suivi du paragraphe 13 dans la résolution du Parlement européen à l’occasion du 25e anniversaire de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant, qui s’adresse aux enfants ayant des parents incarcérés, en se référent aux statistiques du COPE. Vous pouvez prendre connaissance de la question entière ici : Question avec demande de réponse écrite.

En juillet, directement après la campagne de 2015, la Commission européenne a publié sa réponse écrite. La réponse de Madame Vera Jourova, commissaire européenne pour la justice, les consommateurs et l’égalité des genres pour la Commission, met en évidence l’avis de la Commission selon laquelle les enfants de parents incarcérés se trouvent dans une situation particulièrement vulnérable. Elle mentionne aussi spécifiquement Children of Prisoners Europe et les subventions de fonctionnement récentes que le réseau a obtenues pour promouvoir une sensibilisation essentielle et le partage de bonnes pratiques.  En rapport avec la décision-cadre 2008/909/JHA du Conseil, la Commission souligne le fait que tous les éléments pertinents peuvent être mis en avant pendant l’examen du transfert d’une personne condamnée comme l’attachement de la personne à l’État d’exécution, y compris si leurs enfants vivent dans cet État.

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